Le lagopède alpin

Alors que la plupart des oiseaux migrent vers le sud au début de rock ptarmiganl’automne, les lagopèdes alpins (lagopus mutus) affichent leur identité inhérente d’oiseaux de l’Arctique en demeurant au Nunavut durant toute l’année. Connu sous le nom d’Aqiggiq dans la langue inuit, on observe le lagopède alpin d’un bout à l’autre des régions circumpolaires; il a mérité une place dans l’expression artistique, le folklore et la diète des Inuits.

Ses trois variations de plumage caractéristiques, le distinguent de la plupart des autres lagopèdes qui n’en ont que deux. Son plus grand défi consiste à survivre durant les rigoureux hivers, alors qu’il devient difficile de trouver un abri et de la nourriture en raison de la neige et du vent.

Dissimulé sous son blanc plumage hivernal, le lagopède utilise ses longues serres noires pour creuser dans la neige et se nourrir de la végétation ensevelie, comme la saxifrage à feuilles opposées. D’autres attributs qui le caractérisent si bien reflètent un niveau d’adaptation quasi humain aux rigueurs de l’Arctique. Une ligne noire partant du bec et couvrant les yeux évoque étrangement les lunettes à coquilles utilisées par les Inuit, une invention unique autant qu’ingénieuse pour se protéger les yeux des réflexions des rayons du soleil sur la neige au printemps. Les pattes du lagopède alpin sont couvertes de plumes jusqu’aux serres, ce qui les garde au chaud et leur sert de raquettes pour se déplacer sur la neige sans risque de s’y enfoncer. Au cœur de l’hiver, le lagopède alpin s’abrite en s’enfouissant dans la neige, pour se protéger du froid mordant et des prédateurs tels que le renard et la martre. Cette facilité d’adaptation propre au lagopède alpin en a fait un symbole de l’Arctique et lui a valu d’être choisi l’oiseau officiel du Nunavut.